Olivier F. – Uttenheim (67)

Publié le 22 avril 2022

Voici mon histoire, pour résoudre plusieurs difficultés de sportif extrême que l’ultra-trail l’exige.

Tout a commencé après des échanges avec mes coachs sportifs en « Pilates » et « Cross training ».
Avec eux, j’évoquai mes problèmes de pubalgie que je trainais depuis plusieurs mois et des troubles digestifs lors d’épreuves sportives d’ultra endurance que je n’arrivais pas à résorber. Au départ, 75kg pour 186cm, allure athlétique.

Je pratique la course à pied depuis 5 ans et comme beaucoup, en voulant repousser mes limites connues, je me suis mis à courir des épreuves longues de 8 à 10h puis plus de 30 heures. A ce niveau là, chaque course reste unique pour notre organisme et rien ne doit être laissé au hasard (alimentation reconnue par notre organisme, rythme, chaussettes…). Mais mon estomac restait souvent perturbé par des difficultés à manger et boire qui provenait du sucre, mon carburant. Un jour, mon meilleur ami m’a inscrit à un marathon 3 semaines avant le départ. Du point de vue entrainement, j’ai changé le rythme de course et augmenté la fréquence d’entrainement trop brutalement, la pubalgie s’est installée pour de bon ! On m’a conseillé des exercices adaptés, ultrasons, repos, antioxydant, ostéopathe. Rien n’y a fait, la douleur résistait.

Mes coachs, toujours en pleine forme, me disaient toujours que la source principale de mes problèmes de santé venait de l’alimentation, à moi qui arrêtais l’alcool 3 semaines avant une épreuve, prenait des compléments alimentaires et des boissons isotoniques reconnus pendant les efforts longs, des fruits après les repas… Comme un sportif consciencieux quoi !

Stop aux conneries et aux dépenses inutiles ! Et si mes coachs avaient raison et que notre alimentation moderne soit la cause de mes ennuis ? L’été 2019, j’ai décidé de faire la cure dont ils m’ont tant parlé. J’ai pu la placer entre une fête de 70e anniversaire et un mariage. J’y ai associé mon épouse qui l’a faite pour d’autres objectifs et cela a facilité notre organisation et a augmenté nos motivations mutuelles.

En voici le déroulement,

  • Phase 1 (2 jours), la plus simple comme il s’agit de bien et plus manger. Mais l’activateur fait déjà son effet le premier après-midi puis la nuit par des crampes légères provenant de déchets qui se détachaient des muscles que l’organisme n’avait pas réussi à évacuer (détox).
  • Phase 2 (21 jours), la diète a démarré. Le petit déjeuner, 2 mn de préparation, 30 secondes à avaler ; on s’est regardé dans les yeux et on s’est dit vivement midi. Ce midi comme les repas du soir pendant les 5 premiers jours, je respectais scrupuleusement les quantités, et buvais 2 fois plus d’eau qu’en temps normal. Les conséquences, en ayant maintenu une activité sportive presque quotidienne et intense, se sont vite fait ressentir ; 5 kg de moins fin de la première semaine, fatigue psychique, réveil 3-5 fois par nuit pour uriner, nuit très écourtée. Mon corps s’est affiné, laissant légèrement apparaitre les côtes, un peu d’abdos, les fibres musculaires lors des efforts physiques, joues creusées.

Le plus surprenant dans tout ça, c’est le réveil ; plus de coup de barre, 5 heures de sommeil me suffisent, un dynamisme sans précédent, mais une perte d’endurance. Puisque je n’avais pas de poids à perdre et on m’a conseillé d’augmenter les quantités aux repas de midi et soir (je les ai presque doublées) en respectant 1/3 de protéines et 2/3 de légumes, j’ai aussi pris plusieurs pommes par jour au goûter, mon poids s’est stabilisé.

Jusqu’au 21e jour, ma tête me disait de manger! Tu as faim ! Mange… Il m’était difficile de résister à la tentation, surtout quand j’étais seul à la maison. Je n’avais aucune évolution positive en endurance et puisait un peu de sucre avec une pomme prise après une heure de trail running pour peiner la deuxième heure même en descente, mes réserves de sucres s’épuisaient vite. J’avais peur de faire un malaise et ne forçait donc jamais. A l’aide d’un complément alimentaire supplémentaire pris pendant 5 jours je me suis séparé de la pubalgie. Un miracle !

  • Phase 3 (21 jours), Je saute sur les noix de cajou (600g par semaine), apéro d’avocats, cuisine et salades à l’huile d’olive, le bonheur. Je retrouve une forme olympique, augmentant encore légèrement l’entrainement en vue de finaliser ma préparation pour ma course de l’année. J’ai doublé la prise journalière de shake protéiné et ajouté une boisson de récupération Be3 après les efforts. L’endurance revient petit à petit, avec en prime la puissance que j’avais également perdue. La forme est toujours au rendez vous et la satiété revient occasionnellement. A l’issu de cette phase j’avais repris 3 des 5 kg perdus, en faisant le yoyo +1-1 d’un jour à l’autre (de l’eau je pense). Toujours les va-et-vient, la nuit comme de jour aux toilettes. Une vitesse de récupération sportive incroyable. Ma morphologie a évolué en une légère prise de masse musculaire visuelle. Les lignes sont plus marquées et les fibres musculaires apparaissent nettement lors d’efforts physique.
  • Après la cure (3 semaines avant l’épreuve)

Je maintiens une activité sportive intense, 2 fois par jour, 5 fois par semaine à des heures très décalées (repas, pleine nuit aussi) pour informer l’organisme qu’il n’y a pas d’heures pour s’activer. J’incorpore des féculents à mes repas tous les 2 jours environs. L’endurance est enfin de retour.

  • Après la cure (2 semaines avant l’épreuve)

Fin des sorties sportives longues et plus d’efforts cardiaque intense.

  • Après la cure (1 semaine avant l’épreuve)

Petites sorties pour maintenir la mémoire des contractions musculaires. Alimentation du type phase 2 le 5e et 4e jours avant épreuve pour faire le vide glucidique. Alimentation phase 3 + féculents variés + BCAA (compléments alimentaires) les 3 jours avant épreuve pour faire des réserves glucidiques.

  • Jour J (la course)

Petit déjeuner habituel (salé et sucre très lent comme du pain à l’épeautre); eau comme boisson essentielle accompagnée de fruits secs et Be2 toutes les 3 bouteilles d’eau. Du salé essentiel à chaque ravitaillement (3 heures environ). Pendant les chaleurs je varie l’eau de source avec de la St Yorre et en soirée une boisson à base de X-Cell pour récupérer un peu d’énergie perdue.

Je n’avais jamais eu autant faim à une course et aucune difficulté d’hydratation malgré des températures très contrastées (28°c à 2500 m en journée descendante à 4°C en pleine nuit). J’ai du boire 17 litres d’eau en 45 heures. Cette course de 149 km a un dénivelé positif de 11200 m et autant en dénivelé négatif, l’équivalent de presque 4 montées + descentes au Mont Blanc !

La moitié des coureurs a abandonné au cours de cette course.

Pas moi 😉

  • 6 jours plus tard
    j’ai décidé de prendre le départ d’un 109 km et l’ai terminé en milieu de classement.

Je remercie Christelle et Cyril pour les réponses et solutions efficaces et naturelles apportées.Et ma femme pour m’avoir supporté dans tous les sens du terme pendant ces épreuves.

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